« Donner l’occasion à des personnes de prendre des temps de respiration et de convivialité qui donnent du sens à une vie souvent difficile. »
Une étrange destinée…
Aujourd’hui, on me fête, on me félicite, mais qui connaît vraiment mon histoire ?
Mon nom est OKOUME, Il y a longtemps, je vivais dans la grande forêt du coté de Lambaréné au Gabon en Afrique équatoriale (là où il n’y a pas de chameau !)
Depuis, j’ai pas mal voyagé et subi quelques transformations avant d’arriver dans ce lieu appelé l’OASIS, (là, où il n’y avait pas de chameau !)
Dans la grande forêt où je vivais, je dominais la canopée et mille oiseaux venaient me chatouiller.
Des forestiers sont venus, ils m’ont regardé, mesuré, évalué, puis ils ont dit « celui-là fait l’affaire ». Les tronçonneuses se sont mises à ronfler, à scier et de toute ma hauteur, dans un grand fracas, je suis tombé entrainant lianes et arbustes. . On m’a tiré, ébranché, écorcé, marqué. On m’a appelé GRUME. Puis, on m’a mis sur l’eau, attaché côte à côte à mes semblables et nous voilà radeau, tiré par un bateau, roulé sur les flots.
La descente dura des jours. Nous croisons des pirogues surchargées de bananes et de maniocs. Sur les berges, bordées de palétuviers, aigrettes, hérons cendrés et perroquets semblaient nous dire adieu. C’était un au revoir de la forêt et même les singes rieurs et les crocodiles s’en sont mêlés !
Le voyage sur le grand fleuve fut long et plein d’embûches. Quelques billes de bois se sont perdues, d’autres ont échouées sur des bancs de sable.
Longtemps après, nous sommes arrivées dans le parc grumier de Port-Gentil ou des milliers d’entre nous attendaient…
Tirées, malmenées, les hommes nous ont transportées jusqu’à l’usine.
Mise à nue à la scierie, dans le bruit assourdissant des machines, de ronde grume, on m’a déroulé en une fine feuille de contre plaqué.
Me voilà repartie pour de nouvelles aventures.
Voyage, voyage, telle est ma destinée.
Sur un grand bateau, on nous a empilées, serrées, ficelées comme des planches à pain. Nous avons pris la mer à destination des grands ports de l’Europe.
Marseille, Oh ! Marseille, dans ton port, je suis arrivée en mille feuilles prêtes à être découpées et assemblées.
Un courtier m’a acheté et dans son entrepôt les menuisiers de la ville sont venus me chercher. Ils avaient beaucoup à faire car Laurence, Souri et Claudia, du Préau des Accoules avaient besoin d’un chameau pour l’exposition « l’Orient en tapis volant ».
Ziii, pan, pan, tac tac…les hommes sont à l’ouvrage et en peu de temps me voilà transformée en Chameau, flamboyant, couvert de tapis, de grelots et de brocarts.
D’un pas tranquille, j’ai rejoint le faste oriental de la grande salle voutée du musée des enfants. Et là, ce ne fût que joie, musique, danse avec tous ces petits venus me voir et écouter sous les étoiles, les belles histoires de Shéhérazade, d’Aladdin et de Shacabac…
Mais cette belle vie, pleine de rire et d’émerveillement eut bien sûr une fin. Il fallait fermer le musée pour une nouvelle exposition. Tout fut démonter, le silence s’installa et moi, pauvre de moi, qu’allais- je devenir ?
Mon amie Claudia s’en est émue. Peut être que la Bonne Mère était avec moi ? Mais que pouvait-elle faire ? J’étais bien trop grand pour entrer dans sa maison.
D’un éclair, lui revient à l’idée que quelque part dans le Var, il y a une Oasis acceuillante. Marie-Françoise, lui en a parlait souvent.
Vite, vite, il ne faut pas tarder. Laurence ne peut plus attendre, ce chameau est trop encombrant.
A l’Oasis, n’y aurait il pas une petite place pour un repos bien méritée ?
Mes hôtes sans hésitation ont accepté de me loger.
Une équipée lorguaise est partie sur le champ me chercher à Marseille.
Françoise, Louis et Jean-Pierre ne se doutaient pas de la difficulté à transporter un camélidé dans une remorque à travers les ruelles du vieux quartier du Panier. Mais, mes copains malgré les quolibets des passants et les klaxons des chauffeurs ont tenu bon et m’ont convoyé jusqu’à l’ancienne fabrique de tomettes.
Tout bien réfléchi, de ma forêt tropicale me voilà retraité dans le maquis varois.
Depuis ces quelques mois passés ensemble, j’apprécie le doux climat de la localité, les bons soins de mes amis et mon sort est plus qu’enviable !
A l’Oasis, mon Oasis, il y a maintenant un chameau ! Qu’on se le dise…
Je vous remercie
Et que la fête commence !
Marie-Françoise et Jean-Marie LAURE
Et que la fête commence !
Tous arrivent dans de splendides tenues vestimentaires,se rencontrent, font connaissance, se retrouvent.
Une soirée de contes, de chants ,de musique et de messages sous l'arbre à palabres...après l'ouverture de la soirée par Louis.
Et ce soir Manu et Daniel nous ont fait la surprise d'un aller retour Marseille Lorgues par sympathie et amitiés. Ils reviendront pour jouer plus longtemps et nous faire chanter.
Notre équipe de musiciens bien connus maintenant Rémi et Gerard sous la direction de Jean.
Et c'est une belle équipe qui montent.........

Tileli nous a donné un beau conte de sa composition:
Qu'est ce poids lourd sur mon dos?
Est ce le fardeau ou le temps?
Ai-je des hallucinations?
Où est ce réel?
Certes je suis un animal ,
mais, qu'on doit respecter.
Est ce moi ou l'homme l'animal?
Nous ne sommes que des passagers
qui un jour s'éteind.
Alors profitons de la vie,
du soleil et du sable.
Moi, dromadaire, je viens de ce monde
où le soleil et le sable sont des amis,
Alors, oui je ne suis pas un humain mais je vous tiendrai la main jusqu'à la fin.
Nos papilles se sont régalées avec les pâtisseries orientales, le couscous et le thé à la menthe que Zahra nous a apporté à 19h30 .
C'était délicieux .
des visages radieux:

Et en prime un beau message pour l'oasis et tous ceux qui participent à la faire vivre, de Lorgues, de Marseille et d'ailleurs:
Un jour lors d'une aventure première d'AMAP, Françoise est venue trouver Jean pour lui demander de jouer pour L'AG de l'AMAP. Nous ne savions pas encore dans quelle aventure nous mettions les pieds. Depuis de films en fêtes, de débats en rencontres, d'amitiés en bonheurs, nous avons même été visiter les oasis lorguaises de la Canal, et nous avons aussi rencontré des chameaux qui transportaient sur leurs bosses des personnes magnifiques, des Ness, des Marie Paule, des Jean Pierre, des autres personnes attachantes, intéressantes, gentilles, et puis le rayonnement de Françoise et Louis et là, alors, on s'est dit qu'on avait bien de la chance d'avoir rencontré ces amis si extraordinaires. Cette Oasis est vraiment un lieu à part, protégé mais tellement ouvert. Les chameaux et les dromadaires ont bien la belle vie. C'est bien pour cela que nous retrouvons toujours le chemin de cette oasis d'amitié et de rencontre.
Merci pour cette fête si jolie avec vous tous. Merci de votre amitié.
Dom et Jean