Samedi 8 Décembre
dernière séance de l’année 2012
avec 2 films du réalisateur russe Andrey Zvyagintsev:
Le Retour et Elena.
Avec le formidable "Elena", Andrei Zvyagintsev interroge la Russie d'aujourd'hui à travers le dilemme moral d'une femme qui bascule du côté obscur.Durée 1h49’ en VOST (Russe français).
" "Elena" est un de ces grands films dont semaine après semaine l'actualité et la rumeur médiatique peuvent à tort donner à penser que le cinéma de maintenant en a perdu le secret".Le Nouvel Observateur "Le plus important reste l'atmosphère, l'ambiance, la construction froide de l'image, une bande-son très riche dominée par la répétitivité de Phil Glass mais qui laisse aussi sa place au classique et à l'opéra. C'est aussi beau que les deux premiers films de l'auteur". L'Humanité
"Avec "Elena", Zviaguintsev peint avec talent les tensions sourdes et violentes de la société russe" Libération.
Le Retour
La vie de deux frères est soudain bouleversée par la réapparition de leur père, dont ils ne se souvenaient qu'à travers une photographie vieille de douze ans. Est-il vraiment leur père ? Pourquoi est-il revenu après tant d'années ? Les enfants chercheront des réponses à leurs questions sur une île déserte et désolée, après un voyage avec cet homme dont ils ne savent rien. La beauté rude des lacs et forêts du Nord ajoute une dimension particulière au drame humain qui se déploie sous nos yeux.
Sorti le 26 novembre 2003 Durée 1h 46min en VOST. Le Retour a obtenu le Lion d'Or de la 60e Mostra de Venise. Le jury était présidé par Mario Monicelli. « Il convoque, en guise de personnages, des archétypes, et dévide un récit brut, à caractère mythologique. Et pourtant, ce n'est pas non plus un film désincarné, compte tenu de la formidable présence de ses deux jeunes interprètes » Télérama « Premier long-métrage et premier coup de maître pour Andreï Zviaguintsev (...) Le lyrisme et la rigueur plastique de ce conte initiatique renouent, peut-être inconsciemment, avec une culture artistique et picturale que l'Occident a trop vite oubliée ». Positif« ll n'y a plus qu'à rester stupéfait face aux jeux de comédiens admirables et devant la puissance d'une caméra qui ne lâche pas d'un pouce les corps des protagonistes (...) Une chose au moins est sûre, le Retour est le plus beau premier film que le cinéma russe nous ait proposé depuis très longtemps » .L’Humanité