« Donner l’occasion à des personnes de prendre des temps de respiration et de convivialité qui donnent du sens à une vie souvent difficile. »
Faisons notre ces voeux proposés par Sylviane:
Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?
Je m’explique :Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.
D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde,
de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.
Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau :
“Chantier Interdit Au Public“Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.
L’Etat, en l’occurrence, c’est nous.
Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.
Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.
Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance.
Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage.
Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement
dans notre recherche d’une meilleure société humaine.
Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.
Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire
et non pas à sa fin désenchantée.
Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée
dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.
Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble,
avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.
Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants
que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.
Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici.
PS : Les deux poètes cités sont évidemment Pablo Neruda et Victor Hugo »